Dossier · Santé

Violences obstétricales

Accoucher sans violence, c'est un droit fondamental. Ensemble, construisons une naissance respectueuse et sans violence.

Rédigé par Dr Amina Yamgnane · Mis à jour : juin 2026
La Clinique des Femmes — prévention des violences obstétricales
La Clinique des Femmes — prévention des violences obstétricales

Qu'est-ce que la violence obstétricale ?

Gestes sans consentement, remarques humiliantes, refus d'écoute, interventions inutiles. Tout cela est violence obstétricale et doit être nommé.

Exemples courants

Toucher vaginal sans consentement, commentaires culpabilisants, refus d'écoute, impatience, langage avilissant, accès aux antalgiques refusé.

Vos droits fondamentaux

Vous avez le droit de refuser un toucher, une intervention, un traitement. Vous avez le droit de poser des questions. Vous avez le droit de changer d'avis.

Comment les prévenir

Communication claire, respect du refus, langage bienveillant, équipe formée. À la Clinique, la violence n'a pas sa place.

Si c'est arrivé

Parlez à un professionnel de confiance. Déposez plainte. Cherchez du soutien psychologique. Vous n'êtes pas seule.

Questions fréquemment posées

Qu'est-ce que la violence obstétricale ?

La violence obstétricale englobe tout acte ou omission qui cause une souffrance physique ou psychologique durant la grossesse et l'accouchement. Cela inclut les gestes sans consentement, les remarques humiliantes, le refus d'écoute, les interventions inutiles, et l'absence de soulagement de la douleur.

Quels sont les exemples courants de violence obstétricale ?

Les exemples incluent : toucher vaginal sans permission, commentaires culpabilisants ou humiliants, refus d'écouter les préoccupations, impatience face aux questions, langage avilissant, refus d'accès à la péridurale ou aux antalgiques, interventions non consenties (épisiotomie, accélération du travail).

Puis-je refuser un toucher ou un examen pendant l'accouchement ?

Oui, absolument. Vous avez le droit légal de refuser tout toucher ou examen. Le professionnel doit vous demander le consentement avant toute intervention, expliquer pourquoi c'est nécessaire, et respecter votre refus même si le médecin le juge médiquement inadéquat.

La violence obstétricale est-elle reconnue légalement ?

Oui. La France reconnaît les violences obstétricales comme une violation des droits humains. L'organisation mondiale de la santé (OMS) dénonce ces pratiques. Des recours légaux existent : plainte au procureur, plainte auprès de l'ordre des médecins, actions en responsabilité civile.

Que faire si j'ai vécu une violence obstétricale ?

D'abord, parlez à un professionnel de confiance (médecin, psychologue, sage-femme). Documentez ce qui s'est passé. Vous pouvez porter plainte auprès du procureur, signaler au conseil de l'ordre des médecins, ou engager des poursuites civiles. Cherchez aussi du soutien psychologique.

Comment puis-je prévenir la violence lors de mon accouchement ?

Choisissez un établissement et une équipe qui pratiquent la bientraitance. Communiquez vos préférences par écrit. Apportez une personne de confiance (partenaire, doula, ami). Posez des questions. Refusez ce qui vous met mal à l'aise. La Clinique des Femmes fait de la prévention un engagement.

Qu'est-ce qu'une doula et comment peut-elle m'aider ?

Une doula est une femme formée pour accompagner émotionnellement et physiquement pendant la grossesse et l'accouchement. Elle n'a pas de rôle médical mais défend vos intérêts, encourage la communication avec l'équipe, et réduit le stress et la douleur.

Les violences obstétricales sont-elles fréquentes en France ?

Oui. Des études montrent qu'une femme sur quatre rapporte avoir connu une violence obstétricale. Dans certains contextes ou certains établissements, ce taux peut être bien plus élevé. C'est un enjeu majeur de santé publique et de droits humains.

Puis-je changer de médecin ou d'établissement si je me sens en danger ?

Oui. Vous avez le droit de changer d'établissement ou de professionnel. Si vous êtes en danger immédiat, vous pouvez quitter l'établissement ou demander à parler à un tiers (autres professionnels, patient-ombudsman, hiérarchie).

Comment reconnaître un établissement qui prévient les violences obstétricales ?

Cherchez des signes : accueil bienveillant, temps consacré à l'écoute, explication de chaque étape, respect des refus, accès à la péridurale et aux antalgiques, présence d'une personne de soutien, environnement calme et respectueux de l'intimité.

Y a-t-il une aide psychologique après une violence obstétricale ?

Oui. Consultez un psychologue ou un psychiatre spécialisé en traumatisme ou périnatalité. Des associations soutiennent les femmes victime : "Ciane", "Ensemble contre la violence obstétricale", etc. Le soutien psychologique est crucial pour la guérison.

Comment puis-je signaler une violence obstétricale ?

Vous pouvez : porter plainte auprès du procureur (délai : 3 ans), signaler au conseil de l'ordre des médecins, contacter la HAS (Haute Autorité de Santé), ou prendre contact avec une association de victimes. Chaque signalement peut prévenir d'autres violences.

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